_Centre de loisirs

Extension et ré-aménagement Accueil périscolaire et ALSH |Construction d’une salle polyvalente. 

Maître d’ouvrage : Marché Public – Ville de Pornic | Localisation : Pornic (44) | Année :  livré en 2016 | Maître d’œuvre : LAUS (Goulet Lambart – mandataire) | Mission : BASE + EXE PARTIEL | Co-traitants : ASCIA INGENIERIE (BE Structure), ARTxBAT (BE Fluides + Economie de la construction + OPC) | Surfaces :  155 m² (neufs) + 353 m² (réhabilités)

En haut d’une vaste prairie plongeant vers la mer, était éparpillé un ensemble charmant de bâtiments vieillissants. La réflexion sur leur restructuration a guidé la nécessité d’une extension polyvalente à usage multiples (ALSH, salle des fêtes). Pour économiser du terrain et redonner son sens au site, une longère se colle aux bâtiments existants, et prolonge en miroir les espaces extérieurs déjà investis par les enfants: des terrasses sous pergola regardant le lointain. La longère est un lien pratique et poétique entre les différentes zones du centre, le parc et la mer: porche d’accueil, promenade ombragée longeant la salle, belvédère, gradins plantés, forment une séquence qui borde la prairie et contemple l’océan. Le bois forme une continuité entre activités intérieures et extérieures, un abri qui s’ouvre totalement vers la nature et tend à s’effacer au profit du paysage et des usages.

La longère s’entend comme un prolongement de la partie la plus agréable de l’existant : une légère pergola de bois. Que l’extension soit un abri de bois en est un écho naturel.
Son orientation Nord/Sud et le regroupement de ses surfaces vitrées au Sud et à l’Ouest favorise les apports solaires passifs. La pergola qui la cerne permet de contrôler la surchauffe à l’intérieur et assure un usage des espaces extérieurs ombragé et protégé du vent. Le système de ventilation favorise une gestion naturelle: amenées d’air intégrées le long de la façade ouest et simple extraction mécanique.
La perception d’une extension de bois brut qui referme les bâtiments sur lesquels il s’appuie est un propos sur la position que le bâti doit tenir dans un tel paysage: un abri qui vieillit naturellement au sein de la prairie, non qui se fond mais qui s’y installe de façon discrète et déférente.

La nécessité d’un chantier rapide et propre a imposé la filière sèche et la préfabrication. L’enjeu constructif réside dans l’expression d’un simple abri de bois s’ouvrant vers la nature, ce qui appelle la mise en œuvre d’éléments fins, bruts, continus, sans ajouts. Des fermes sous-tendues composées d’arbalétriers et poteaux moisés, reprennent dans l’œuvre des poutres sablières et faîtières en lamellé-collé, sur lesquelles reposent des caissons préfabriqués (3 par travée). Ces caissons sont formés de chevrons porteurs débordant en pergola. A l’intérieur, le voile travaillant des caissons est en contreplaqué de pin perforé, il constitue la finition des rampants. Les menuiseries des parties vitrées sont en douglas brut; la peau des parties pleines en ossature bois est un bardage de lames de douglas brut à couvre joint, dont la cannelure répond à la lumière irisée et vibrante de la pergola.