
Pont-Château (44)
Niché contre un côteau rocheux, à l’orée d’un axe urbain et en regard du méandre du Brivet, émerge un équipement joyeux, vertueux, accueillant : une bâtisse de terre au toit paysage, entourée et traversée de nature. Basse, elle laisse émerger une canopée d’arbres en son centre. Elle distingue au Sud une place publique reliée à une halle de marché et aux rives domestiquées du Brivet ; au Nord une cour-jardin dédiée aux enfants, à l’écart des logements voisins et de la rue. Cernée de lisières végétales, la cour-jardin embrasse la vallée du Brivet.
En s’ouvrant sur une grande largeur du parvis, le porche d’entrée invite de loin : nous glissons sous un toit bas. C’est un seuil couvert et animé. Les îlots plantés et le sol de la placette, parfois béton, parfois enherbé, se poursuivent au delà du porche en un jardin intérieur et central. La façade de terre et de menuiseries bois qui cerne ce "jardin clos" est à l’échelle de l’enfant. Son débord de toiture qui l’entoure est en continuité du porche, il permet une déambulation abritée. On ne se sent pas écrasé par le bâti, on voit le ciel, on est au contact du végétal, des pins émergent du jardin, on se sent protégé. Le jardin clos vit au rythme de l’équipement : il accueille les parents le matin et le soir, et est dédié aux enfants le reste de la journée.
Depuis un point d’entrée médian, le programme se déploie autour du jardin clos, et propose des espaces de vies en enfilades. Ils sont traversants entre le jardin clos intérieur et les multiples extérieurs sur lesquels l’équipement s’ouvre. Les salles sont libres de portée, on peut les moduler, et choisir sa cour à investir. Certaines parties (RPE, salle polyvalente, réunion) sont mutualisées et permettent des autonomies maîtrisées.
Dans la renaturation de la parcelle, le bâti s’organise autour du vivant, et non l’inverse. Le projet s’entend dans une pensée écologique et low tech, depuis le mode constructif jusqu’au confort d’usage et de maintenance. Les matériaux sont bruts et naturels, ils reconnectent l’enfant comme l’adulte à la poésie et la noblesse de savoir-faire ancestraux. Les murs bois isolés de paille sont enduit en terre-chaux. Les circulations et pièces de vie sont accompagnées de murs trombe en brique de terre crue. Les salles d'activités sont dotées d’un shed orienté Nord. C'est un apport de lumière naturelle, ainsi qu'un point de tirage du bâtiment pour de la ventilation naturelle diurne ou surventilation nocturne.
Entre conscience géographique et usage de la ville, la présence du vivant autour et dans le bâti participe d’un projet pédagogique axé sur la découverte et le respect de la nature.
Programme : construction d'un multi-accueil intercommunal 30 places, d'un Relais Petite Enfance, d'une salle polyvalente mutualisable
Etudes en cours
Surface : 655 m² surf. plancher, 1454 m² extérieurs
Maître d’ouvrage : Communauté de commune de Pont-Château
Maître d’œuvre : LAUS architectes (mandataire)
Bureaux d’études : CYMOE (Paysagiste), OTEIS (tce), ALHYANGE (Acoustique)
Perspective © Dorian Bougouin








Pont-Château (44)








Niché contre un côteau rocheux, à l’orée d’un axe urbain et en regard du méandre du Brivet, émerge un équipement joyeux, vertueux, accueillant : une bâtisse de terre au toit paysage, entourée et traversée de nature. Basse, elle laisse émerger une canopée d’arbres en son centre. Elle distingue au Sud une place publique reliée à une halle de marché et aux rives domestiquées du Brivet ; au Nord une cour-jardin dédiée aux enfants, à l’écart des logements voisins et de la rue. Cernée de lisières végétales, la cour-jardin embrasse la vallée du Brivet.
En s’ouvrant sur une grande largeur du parvis, le porche d’entrée invite de loin : nous glissons sous un toit bas. C’est un seuil couvert et animé. Les îlots plantés et le sol de la placette, parfois béton, parfois enherbé, se poursuivent au delà du porche en un jardin intérieur et central. La façade de terre et de menuiseries bois qui cerne ce "jardin clos" est à l’échelle de l’enfant. Son débord de toiture qui l’entoure est en continuité du porche, il permet une déambulation abritée. On ne se sent pas écrasé par le bâti, on voit le ciel, on est au contact du végétal, des pins émergent du jardin, on se sent protégé. Le jardin clos vit au rythme de l’équipement : il accueille les parents le matin et le soir, et est dédié aux enfants le reste de la journée.
Depuis un point d’entrée médian, le programme se déploie autour du jardin clos, et propose des espaces de vies en enfilades. Ils sont traversants entre le jardin clos intérieur et les multiples extérieurs sur lesquels l’équipement s’ouvre. Les salles sont libres de portée, on peut les moduler, et choisir sa cour à investir. Certaines parties (RPE, salle polyvalente, réunion) sont mutualisées et permettent des autonomies maîtrisées.
Dans la renaturation de la parcelle, le bâti s’organise autour du vivant, et non l’inverse. Le projet s’entend dans une pensée écologique et low tech, depuis le mode constructif jusqu’au confort d’usage et de maintenance. Les matériaux sont bruts et naturels, ils reconnectent l’enfant comme l’adulte à la poésie et la noblesse de savoir-faire ancestraux. Les murs bois isolés de paille sont enduit en terre-chaux. Les circulations et pièces de vie sont accompagnées de murs trombe en brique de terre crue. Les salles d'activités sont dotées d’un shed orienté Nord. C'est un apport de lumière naturelle, ainsi qu'un point de tirage du bâtiment pour de la ventilation naturelle diurne ou surventilation nocturne.
Entre conscience géographique et usage de la ville, la présence du vivant autour et dans le bâti participe d’un projet pédagogique axé sur la découverte et le respect de la nature.
Programme : construction d'un multi-accueil intercommunal 30 places, d'un Relais Petite Enfance, d'une salle polyvalente mutualisable
Etudes en cours
Surface : 655 m² surf. plancher, 1454 m² extérieurs
Maître d’ouvrage : Communauté de commune de Pont-Château
Maître d’œuvre : LAUS architectes (mandataire)
Bureaux d’études : CYMOE (Paysagiste), OTEIS (tce), ALHYANGE (Acoustique)
Perspective © Dorian Bougouin